La philologie est une discipline scientifique qui naît dans l’Antiquité et connaît un regain d’intérêt à la Renaissance grâce aux humanistes. Elle consiste à étudier les langues anciennes, notamment le latin, le grec et l’hébreu, au travers des textes païens et chrétiens qui ont été conservés au fil des siècles. Pour acquérir une connaissance correcte de ces langues, il était toutefois nécessaire de disposer d’éditions de textes, de grammaires et d’autres ouvrages de référence: c’est ce vers quoi tendaient les efforts des humanistes, au point que, comme le dit J. IJsewijn, «Philology was the basis of humanism». En effet, le désir des humanistes de retrouver le monde classique dans toute sa pureté les a conduits à rechercher les manuscrits grecs et latins et à les éditer. Toujours avec l’objectif de mieux comprendre les Anciens, ces savants ont également produit une multitude de commentaires et d’annotations des textes antiques. Donner une liste de ces philologues serait fastidieux; nous nous contenterons de citer quelques noms célèbres: Lorenzo Valla, Angelo Poliziano, Niccolò Perotti, Érasme de Rotterdam, Juste Lipse, Joseph-Juste Scaliger.
Le philologue commence par établir l’authenticité et l’autorité du texte ancien. Il examine les données linguistiques, chronologiques et historiques pour déterminer, confirmer ou réfuter la paternité et la datation de l’œuvre. L’un des premiers et des plus fameux exemples d’examen philologique d’un texte est celui de la soi-disant Donation de Constantin par Lorenzo Valla. L’arrivée de la Réforme et des controverses religieuses a renforcé cette volonté d’enquêter sur la fiabilité des textes, par exemple ceux des Pères de l’Église. Cependant, d’autres types de textes ont fait l’objet d’expertises philologiques: les recueils juridiques antiques comme le Code de Justinien et bien sûr toute la littérature païenne, aussi bien grecque que latine. Même les Saintes Écritures n’échappent pas à cet examen critique.
Le philologue établit ensuite le texte en appliquant deux méthodes: l’emendatio ope codicum et l’emendatio ope ingenii, c’est-à-dire la correction du texte par la collation des manuscrits et la correction par conjecture. Cachés dans des monastères ou détenus par des privés, les manuscrits étaient souvent rares et difficilement accessibles (ceux qui y avaient accès en faisaient parfois des copies), quand ils n’étaient pas gravement corrompus. Quand les philologues humanistes avaient la chance d’en consulter un, ils le comparaient aux éditions existantes, mais de manière ponctuelle, et non systématiquement comme nous le faisons aujourd’hui. Malheureusement, il n’était pas rare que les manuscrits fussent jetés après usage. En ce qui concerne la méthode conjecturale, elle se fondait sur la connaissance du style, du vocabulaire et de la pensée de l’auteur antique, ce qui ouvrait bien sûr la porte aux corrections subjectives et injustifiées. Toutefois, comme l’apparat critique n’existait pas encore dans les éditions de l’époque, les propositions de corrections figuraient généralement dans les commentaires accompagnant l’édition du texte ou publiés à part. On observe un certain conservatisme dans l’établissement du texte à la Renaissance. Le format stable du texte imprimé a plutôt découragé les philologues d’y apporter des changements. Par ailleurs, les imprimeurs-libraires, poussés par des impératifs économiques, exhortaient les humanistes à produire rapidement leurs éditions. Quant aux enseignants, ils préféraient garder la version du texte qu’ils connaissaient et n’abordaient guère les problèmes textuels dans leurs cours.
Le renouveau de la philologie à la Renaissance a aussi eu des conséquences sur le plan de l’éducation. L’enseignement des auteurs classiques avait un but pratique, moral, politique, stylistique. L’étudiant cherchait à imiter l’auteur antique ou à rivaliser avec lui en l’utilisant comme un guide, non de manière servile, mais créative. Le style, le vocabulaire et le contenu de l’œuvre choisie lui offraient un modèle à suivre pour améliorer sa connaissance de l’histoire, sa maîtrise des langues anciennes et son instruction morale. Térence, Cicéron et Virgile étaient parmi les auteurs les plus étudiés; s’y ajoutèrent, vers la fin du XVIe siècle, Sénèque et Tacite.
La mobilité académique (peregrinatio academica) permettait aux savants, aux professeurs et aux étudiants d’entrer en contact avec leurs pairs à l’étranger, et parfois de consulter des manuscrits en visitant les librairies, les monastères et les bibliothèques. En effet, certains lieux étaient particulièrement favorables au travail philologique. En Suisse, c’est la ville de Bâle (entrée dans la Confédération en 1501) qui était propice aux studia humanitatis: la présence de nombreux humanistes étrangers comme Érasme, Beatus Rhenanus, Sigismund Gelenius et d’autres en témoigne. Elle disposait d’une université (fondée en 1460) et abritait des imprimeurs très réputés, comme les Froben et les Amerbach, qui publiaient les nombreux fruits du labeur humaniste. L’introduction de la Réforme en 1529, bien qu’elle fît fuir Érasme et Glaréan (le premier pour quelque temps seulement, le second pour toujours), ne nuisit pas au succès de cette ville.
L’objectif des philologues n’était pas strictement épistémologique ou pédagogique: si l’humanisme était un mouvement qui dépassait les frontières géographiques et politiques, il avait aussi pour but, paradoxalement, de mettre en valeur le passé régional ou national; chez les humanistes suisses, on relève un intérêt particulier pour César, qui constitue une source importante sur les Helvètes, alors considérés comme les ancêtres des Suisses. Un autre motif idéologique de la philologie résidait dans la possibilité d'appliquer des textes antiques à une situation contemporaine. Chaque œuvre avait une utilité pratique: Cicéron était un modèle stylistique pour la prose, Virgile pour la poésie; Sénèque inspirait les néo-stoïciens, Tacite les dirigeants politiques et les courtisans; la pensée de Platon était considérée comme préchrétienne; etc.
Quant aux textes grecs, étant donné que leur compréhension était limitée dans l’Occident latin, les humanistes les ont généralement traduits en latin, toujours dans le but de préserver et de faire revivre l’héritage classique. Par exemple, des poètes comme Angelo Poliziano ou Eoban Hesse ont traduit tout ou partie de l’Iliade d’Homère; Érasme a traduit Hecuba et Iphigenia in Aulide d’Euripide. Nombre d’humanistes italiens se sont illustrés dans la traduction: Leonardo Bruni, Lorenzo Valla, Marsile Ficin. Ailleurs en Europe, leurs efforts furent poursuivis par Rudolf Agricola, Érasme (déjà mentionné), Thomas More et bien d’autres. La traduction avait aussi une visée pédagogique, car elle permettait l’apprentissage de la grammaire.
2. Les humanistes suisses éditeurs et commentateurs
Le nombre d’éditions et de commentaires de textes antiques produits et publiés en Suisse aux XVIe et XVIIe siècles est considérable. Nous ne pouvons donc pas citer ici l’ensemble de ces travaux.
Henri Glaréan fournit l’un des meilleurs exemples de cette activité d’édition et de commentaire, de par la variété et le nombre de ses travaux; il en a été question en détail dans l’introduction le concernant. Rappelons ici qu’il s’est intéressé, pour les éditer ou les commenter, à Donat, Denys d’Halicarnasse, Horace, Ovide, Salluste, César, Tite-Live, Térence, Cicéron, Boèce, la Batrachomyomachie, Lucain, Valère-Maxime, Eutrope, Johannes Caesarius, Quinte-Curce, Suétone et Justin.
ConradGessner n’est pas en reste. Comme indiqué dans l’introduction qui lui a été consacrée, s’il n’a guère publié de commentaires ou d’annotations, il a édité un grand nombre de textes: l’Anthologie de Stobée, un Martial expurgé, les œuvres d’Élien, l’Apologie et le De resurrectione d’Athénagoras, les Pensées de Marc Aurèle, dont il procure l’editio princeps. Il publie aussi plusieurs traductions latines de textes grecs.
JoachimVadian a lui aussi édité de nombreux textes latins. Il en est question en détail dans l’introduction qui lui est consacrée. Il édite ainsi des œuvres de Cicéron, Salluste, Pline l’Ancien, Coelius Sedulius, Albert le Grand, Bède le Vénérable, Pier Paolo Vergerio l’Ancien, Lorenzo Valla, Giovanni Pontano, Ulrich von Hutten; des traductions latines d’Euripide, d’Isocrate, de la Batrachomyomachie, de Denys le Périégète, de Basile de Césarée. Enfin, il est surtout connu pour son édition commentée de Pomponius Mela.
D’autres auteurs suisses se sont livrés à des activités d’édition. Citons le Bâlois d’origine thurgovienne UlrichHugwald/Mutius (1496-1571), qui, alors qu’il était immatriculé à la faculté de théologie de Bâle, fit paraître en 1521 chez Adam Petri à Bâle le De re rustica de Varron et l’ouvrage du même titre de Caton. Hugwald édita aussi, toujours en 1521, une œuvre de Luther et une autre de Melanchthon. Il enseigna plus tard à l’université et à l’école latine, dont il fut le recteur. C’est aussi à Bâle que JakobCeporin, qui était au début d’une prometteuse carrière de professeur de grec et d’hébreu à Zurich, développa ses activités d’éditeur. Il fit suivre la deuxième édition (1522) de son Compendium Graecae grammaticae, du texte grec des Travaux et des jours d’Hésiode, accompagné de quelques explications grammaticales. En 1523, il édita en un volume le poème didactique Voyage autour du monde de Denys le Périégète, le poème astronomique d’Aratos (les Phénomènes) et le traité astronomique en prose Sphaira de Proclus; les textes grecs sont accompagnés d’une traduction latine que l’on doit, pour ce qui est des deux premières œuvres, à Ceporin lui-même. Il procura aussi une édition de Pindare, qui parut en 1526, soit une année après sa mort. Dans le domaine religieux, il édita en 1524 le Nouveau Testament grec chez Bebel, à Bâle, avec une préface d’Œcolampade.
C’est un tout autre genre d’œuvre qu’édite en 1541 le médecin-philologue Alban Thorer: le De re culinaria d’Apicius. Il s’appuie notamment sur un manuscrit découvert lors de ses études à Montpellier en 1529, même si l’usage qu’il en fait reste limité.
En 1543, un autre humaniste, JohannesRhellicanus, publie des commentaires à César dans lesquels il s’intéresse surtout aux Helvètes et consacre de longues digressions à l’histoire de Zurich.
Le Bâlois HeinrichPantaleon édite (ou participe à l’édition de) plusieurs ouvrages: les Catonis disticha moralia en 1544; une édition latin-allemand du Nouveau Testament en 1556, avec la traduction latine d’Érasme et la traduction allemande de Luther; la traduction latine des commentaires sur la philosophie naturelle d’Aristote par Théodore Métochite en 1562; l’Historia rerum in partibus transmarinis gestarum («Histoire des faits et gestes dans les régions d’outre-mer») de Guillaume de Tyr en 1564; les Epitheta de Ravisius Textor en 1571. Il participe également à l’édition des œuvres d’Homère parue à Bâle en 1551 avec une traduction latine; on ignore quel fut exactement le rôle de Pantaleon dans cette édition.
Au XVIIe siècle, le pasteur et poète bâlois Johann Jacob Grasser édite les Collectanea rerum memorabilium du grammairien Solin ainsi que les œuvres complètes de Stace (grâce à un manuscrit fourni par l’avocat de Nîmes Jean Chalas) et d’Horace (en s’appuyant sur un manuscrit ayant appartenu à l’historien polonais Jan Lasicki et sur les notes de l’humaniste français Pierre Gaultier-Chabot).
À Zurich, outre Gessner, mentionnons JohannesFries, qui édite en 1564 les œuvres de Virgile; le volume est aussi muni de ses annotations aux Bucoliques et aux Géorgiques. Josias Simler, quant à lui, procure l’editio princeps de la Cosmographie de Julius Honorius (qu’il attribue à Aethicus Ister) grâce à un manuscrit fourni par le juriste et humaniste français Pierre Pithou.
Du côté romand, on peut signaler le commentaire philologique à César du Vaudois Jean Rosset paru à Lausanne. Mais c’est surtout à Genève que se concentre la production d’éditions et de commentaires des Anciens. L’imprimeur et éditeur humaniste Henri Estienne fait paraître un très grand nombre de textes, parmi lesquels une édition du philosophe chrétien Athénagoras et un recueil d’épigrammes tirées de l’Anthologie de Planude. Jacques Lect, professeur de droit à l’Académie de Genève, édite la correspondance de Symmaque et une anthologie de poètes grecs épiques avec des traductions latines empruntées à d’autres humanistes.
François Portus et son fils Émile Portus ont édité ou commenté un grand nombre d’auteurs grecs à Genève et dans le Pays de Vaud: Homère, Pindare, Sophocle, Xénophon, Synésios de Cyrène, la Souda, etc. Isaac Casaubon, élève et successeur de François Portus à la chaire de grec de l’Académie, s’est quant à lui intéressé à Diogène Laërce, Aristote, Suétone, Pline le Jeune ou encore Apulée.
Le juriste Denys Godefroy, né à Paris et bourgeois de Genève depuis 1580, consacre plusieurs années à l’édition et au commentaire du Corpus Iuris Civilis, le plus grand recueil de textes juridiques de l’Antiquité. Ce travail de grande ampleur connaît un grand succès et est réédité plus d’une cinquantaine de fois. Le fils de Denys, Jacques Godefroy, juriste lui aussi, publie l’editio princeps de l’Ad nationes de Tertullien en 1625 à partir d’un manuscrit du IXe siècle, ainsi que, à titre posthume, le Code théodosien.
3. Les humanistes suisses traducteurs
À la Renaissance comme de nos jours, l’un des rôles du philologue est de faire connaître les Anciens en les traduisant dans une langue accessible à un plus grand nombre. Les humanistes ont réalisé un bon nombre de traductions du grec au latin, surtout, mais aussi du grec, du latin et même de l’hébreu à l’allemand ou au français. Les quelques exemples suivants suffiront à illustrer notre propos, qui risquerait sinon de se limiter à une fastidieuse liste d’auteurs et d’œuvres. Ils sont en rapport avec des auteurs que nous avons déjà rencontrés ou que nous allons aborder plus bas.
On doit à Jakob Ceporin (1499/1500-1525) la traduction latine, en 1523, du Voyage autour du monde de Denys le Périégète et des Phénomènes d’Aratos. La même année, il avait édité le traité pédagogique latin de Zwingli, qu’il traduisit en allemand l’année suivante, apparemment sans la permission de l’auteur. Ceporin travaillait alors pour des imprimeurs bâlois et enseignait à Zurich, où il devint professeur de grec et d’hébreu en 1525, peu avant de mourir.
En 1537, le Zurichois Johannes Rhellicanus, qui enseigne alors à Berne, fait paraître, en appendice de son poème sur l’ascension du Stockhorn, sa traduction latine de la Vie d’Homère par Plutarque.
Le Zurichois Rudolf Ambühl (1499-1578), le futur beau-père de Johannes Fabricius Montanus, fait paraître en 1541 une traduction latine complète des tragédies d’Euripide sous le pseudonyme de Dorotheus Camillus. Il traduit aussi les Olynthiennes de Démosthène (IVe s. av. J.-C.), qui paraissent après sa mort, en 1585.
On trouve un autre grand traducteur en la personne de Conrad Gessner, qui traduit quatre textes grecs sur l’interprétation d’Homère (1542-1543), l’Anthologie de Stobée (1543), l’Apologie d’Athénagoras (1557), le Périple d’Hannon (1559), sans compter une traduction des treize premières Idylles de Théocrite restée sous forme manuscrite.
Rudolf Gwalther s’est lui aussi distingué dans le domaine de la traduction. Il traduit en latin l’Onomasticon de Julius Pollux (1541), le Discours contre Mahomet de Jean VI Cantacuzène (1543), les œuvres allemandes de Zwingli (1544-1545), dix sermons sur la Providence de Théodoret de Cyr (1546), une vingtaine d’épigrammes grecques (1548). Enfin, il traduit aussi en allemand une partie de la Bible. Le manuscrit C 119 (1536, 276 pages) de la ZB à Zurich contient des traductions latines de la Vie d’Homère par Hérodote et de l’Iliade d’Homère par Gwalther; ces textes n’ont jamais été publiés.
Simon Lemnius publie en 1543 une traduction en hexamètres de la Periegesis («Voyage autour du monde») de Denys le Périégète (IIe s. ap. J.-C.), et en 1549 une traduction complète, aussi en hexamètres, de l’Odyssée et de la Batrachomyomachie.
Son compatriote grison Marcus Tatius (qui a passé la majeure partie de sa vie en Bavière et est devenu chancelier de l’évêque de Freising) s’est notamment distingué comme traducteur du latin à l’allemand. Il a traduit les deux romans de l’Antiquité tardive de Dictys de Crète et de Darès le Phrygien sur la guerre de Troie (1536) ainsi que des écrits antiques de Frontin et de Végèce sur la science militaire (1542). Il a également traduit des ouvrages de deux humanistes italiens de la Renaissance: celui de Leonardo Bruni sur la première guerre punique (1540) et celui de Polydore Virgile sur les grands inventeurs (1537). La plupart de ses traductions ont été réimprimées (une ou même plusieurs fois).
Johannes Fries (1505-1565), professeur de langue classique à Zurich, édite et traduit en allemand les Disticha de Caton (1551), une sélection de lettres de Cicéron (1562), ainsi que le traité de civilité de l’humaniste de la fin du XVe siècle Giovanni Sulpizio da Veroli (1562). En 1544, il publie une traduction allemande d’une œuvre de Heinrich Bullinger sur la résurrection du Christ et sur la vie éternelle. Il participe aussi à l’entreprise de révision des traductions latines et allemandes de la Bible entreprises à l’époque; il semble qu’il traduisit en latin plusieurs livres de l’Ancien Testament, sans que l’on sache dans quelle mesure ses travaux furent incorporés dans les versions imprimées.
Au XVIIe siècle, le professeur du Collegium humanitatis de Zurich Johann Jakob Breitinger, sous le pseudonyme Platonius von Durego (c’est-à-dire Platon de Zurich!), traduit en allemand une œuvre morale de Plutarque, les Préceptes de mariage.
À Genève, enfin, paraissent quelques traductions françaises d’auteurs classiques: le professeur et pasteur Antoine de la Faye s’occupe de Tite-Live et de Flavius Josèphe, le polygraphe Simon Goulart de Sénèque et de Xénophon.
Bibliographie
Bloemendal, J., Nellen, H. J. M., «Philology: Editions and Editorial Practices in the Early Modern Period», dans Brill’s Encyclopaedia of the Neo-Latin World. Macropaedia, éd. Ph. Ford, J. Bloemendal et Ch. Fantazzi, Leyde et Boston, Brill, 2014, p. 185-206.
Hosington, B. M., «Translation and Neo-Latin», dans Brill’s Encyclopaedia of the Neo-Latin World. Macropaedia, éd. Ph. Ford, J. Bloemendal et Ch. Fantazzi, Leyde et Boston, Brill, 2014, p. 127-139.
IJsewijn, J., «Philology and related disciplines», dans Companion to Neo-Latin Studies, part II: Literary, linguistic, philological and editorial questions, Louvain, Leuven University Press, 1998a, p. 268-273.
IJsewijn, J., «Translation into Latin», dans Companion to Neo-Latin Studies, part II: Literary, linguistic, philological and editorial questions, Louvain, Leuven University Press, 1998b, p. 491-493.
1
Sur le développement de la philologie en Suisse, voir R. Zeller, «Philologie», Dictionnaire historique de la Suisse, version online du 28.09.2010, https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/008283/2010-09-28/ (avec renvois bibliographiques).
2
Bloemendal et Nellen (2014), p. 185-186.
3
IJsewijn (1998a), p. 268. Voir en général p. 268-273.
4
Sur le genre du commentaire à la Renaissance, C. S. Kraus, C. Stray (éds.), Classical Commentaries. Explorations in a Scholarly Genre, Oxford, Oxford University Press, 2016; K. Enenkel (éd.), Transformations of the Classics via Early Modern Commentaries, Leiden/Boston, Brill, 2014; K. Enenkel, H. Nellen (éds.), Neo-Latin Commentaries and the Management of Knowledge in the Late Middle Ages and the Early Modern Period (1400-1700), Leuven, Leuven University Press, 2013.
5
Bloemendal et Nellen (2014), p. 188.
6
Dans le cadre de ce que l’on appelle l’humanisme juridique ou mos gallicus. Il se développe surtout en France au XVIe siècle.
7
Sur l’étude de la Bible par les humanistes, voir, comme point de départ, A. Taylor, «Biblical Humanism», dans The Oxford Handbook of Neo-Latin, éd. S. Knigt et S. Tilg, Oxford, Oxford University Press, 2015, p. 295-312.
8
L’arrivée du livre imprimé a en outre permis le développement des paratextes (tables des matières, titres de chapitres, index…), qui ont grandement facilité la lecture des œuvres; voir Bloemendal et Nellen (2014), p. 199. Voir aussi le passage des Pandectae de Conrad Gessner sur les index.
9
Bloemendal et Nellen (2014), p. 192-198.
10
Bloemendal et Nellen (2014), p. 189-191.
11
Bloemendal et Nellen (2014), p. 194.
12
Bloemendal et Nellen (2014), p. 198.
13
Certains humanistes maîtrisaient toutefois suffisamment le grec ancien composer des textes: voir à ce sujet notre introduction sur le néo-grec ancien.
14
IJsewijn (1998b), p. 491-493.
15
Hosington (2014), p. 136.
16
Grammaticae methodus, ut succinctissima, ita et utilissima, eruditissimaque, videlicet. Donati, de octo orationis partibus libellus […], Strasbourg, Knobloch, 1527.
17
Dionysii Halicarnasei Antiquitatum sive Originum Romanarum libri XI a Lapo Birago Florentino latine versi, ac per Henricum Glareanum poetae laureati recogniti, ab innumerisque mendis repurgati, et illustrati Annotationibus, Bâle, Froben, 1532.
18
Q. Horatii Flacci poemata omnia, studio ac diligentia Henrici Glareani poetae laureati recognita, eiusdemque annotationibus illustrata […], Fribourg-en-Brisgau, Faber, 1533.
19
P. Ovidii Nasonis opera, veterum exemplarium auxilio ab infinitis emendata. Henrici Glareani Annotationes in Metamorphosin [...], Bâle, Petri, 1534.
20
In C. Crispi Sallustii historici clarissimi, quae adhuc extant historiarum fragmenta, Henrici Glareani Helvetii Annotationes, Bâle, Cratander, 1538.
21
In C. Iulii Caesaris […] Commentarios de bello Gallico ac civili Henrici Glareani poetae laureati Annotationes, Lyon, Gryphe, 1538.
22
Henrichi Loriti Glareani […] In omneis, quae quidem extant, T. Livii Patavini clarissimi historici decadas, Annotationes […], Bâle, Isengrin, 1540.
23
In Publii Terentii Carmina per omneis Comoedias Henrici Glareani Helvetii poetae laureati Iudicium, Lyon, Frellon, 1540.
24
M. Tullii Ciceronis Officiorum libri tres […] adiectis etiam de Amicitia, de Senectute, Paradoxis atque Somnio Scipionis […]. Una cum Annotationibus Des. Erasmi Roterodami, Philippi Melanchthonis, Bartholomaei Latomi, Conradi Goclenii et Henrichi Glareani in Dialogum de Senectute […], Bâle, Brylinger, 1568 [1544].
25
Anitii Manlii Severini Boethi […] opera, quae extant, omnia […], Bâle, Petri, 1546.
26
Homeri Batrachomyomachia, eadem a Joachimo Mynsingero Dentato I. V. D. Latino carmine reddita, cum Henrichi Glareani poetae laureati una ac altera leviuscula annotatione, Fribourg-en-Brisgau, Graf, 1547.
27
M. Annei Lucani Cordubensis Pharsaliae libri X […]. His quoque Henrichi Glareani […] annotationes novissime iam accedunt, Bâle, Petri, 1550.
28
Valerii Maximi de factorum dictorumque memorabilium exemplis libri novem, cura et diligentia recogniti, una cum Henrichi Loriti Glareani […] in eundem Valerium Maximum Annotationibus, nunc primum in lucem editis, Bâle, Petri, 1553.
29
Eutropii […] Historiae Romanae breviarium […]. Accesserunt etiam doctiss. Annotationes Henrici Glareani et Eliae Vineti […], Bâle, Oporin, 1559 [1555].
30
Henrichi Loriti Glareani poetae laureati In clarissimi viri Ioannis Caesarii Iuliacensis Dialecticen vice Commentariorum Annotationes, Bâle, Oporin, 1556.
31
Quinti Curtii de gestis Alexandri Magni libri XII. […] Postremo Henrici Glareani Annotationes, nunc primum in lucem editae, adiectae sunt […], Bâle, Petri, 1556.
32
C. Suetonii Tranquilli XII Caesares. Accesserunt Henrichi Loriti Glareani […] in eundem Annotationes, nunquam ante hac editae, Bâle, Petri, 1560.
33
Iustini ex Trogi Pompeii Historiis externis libri XLIIII, una cum Henrichi Loriti Glareani […] in eundem Iustinum annotationibus, nunc primum in lucem aeditis, Bâle, Petri, 1562.
34
Voir D. Amherdt, «Conrad Gessner philologue», dans Princeps philologorum. L’autorité du philologue dans les éditions de textes anciens à la Renaissance, éd. F. Barrière, M. Bastin-Hammou, M. Ferrand et P. Paré-Rey, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, 2024 (collection S@voirs humanistes 4), p. 15-24 (online).
35
Ioannis Stobaei sententiae ex thesauris Graecorum delectae […] et in sermones sive locos communes digestae […] nunc primum a Conrado Gesnero […] in Latinum sermonem traductae, Zurich, Froschauer, 1543.
36
Claudii Aeliani […] opera […] omnia Graece Latineque, Zurich, Gessner, 1556.
37
Athenagorae Atheniensis philosophi Christiani apologia pro Christianis, ad imperatores Antoninum et Commodium. Eiusdem, De resurrectione mortuorum [...]. Uterque Graece et Latine, [Genève], Estienne, 1557.
38
M. Antonini imperatoris Romani, et philosophi De seipso seu vita sua libri XII Graece et Latine nunc primum aediti, Guilielmo Xylandro Augustano interprete, qui etiam annotationes adiecit […], Zurich, Gessner, 1559.
39
Cf. infra.
40
M. T. Ciceronis De officiis libri tres, dein Laelius et Cato Maior et Somnium Scipionis, cum Paradoxis [...], Vienne, Vietor et Singriener, 1512 (rééd. 1518).
41
C. Crispi Sallustii De coniuratione Catilinae et bello Iugurthino historiae [...], Vienne, Vietor et Singriener, 1511.
42
C. Plinii Secundi Praefatio in Historiam Mundi ad Vespasianum, Vienne, Vietor et Singriener, 1513.
43
Coelii Sedulii presbyteri Mirabilium divinorum libri quatuor, Vienne, Vietor et Singriener, 1511.
44
Alberti Magni Philosophantium ducis aestimatissimi, Philosophiae naturalis isagoge […], Strasbourg, Morhart, 1520.
45
De undecim milibus virginum oratio. Bedae presbyteri Venerabilis Carmen elegans [...], Vienne, Vietor, 1510.
46
Petri Pauli Vergerii […] De moribus liber unus […], Vienne, Singriener, 1511.
47
Laurentii Valle Dialogus de libero arbitrio [...], Apologia pro se et contra calumniatores [...], Ad candidum, contra Bartoli libellum quem de insigniis et armis scripsit [...], Vienne, Singriener, 1516.
48
Ioannis Ioviani Pontani, poetae divini, ad L. Franciscum filium, Meteororum liber, Vienne, Singriener, 1517.
49
Ad Divum Maximilianum Caesa. Aug. F. P. bello in Venetos euntem, Ulrici Hutteni equitis, Exhortatio, Vienne, Vietor et Singriener, 1512.
50
Hecuba et Iphigenia in Aulide, Euripidis Tragoediae in latinum tralatae Erasmo Roterodamo interprete […], Vienne, Vietor et Singriener, 1511. À la fin de cet ouvrage figure une brève Vita Euripidis rédigée par Vadian.
51
Petri Pauli Vergerii […] de moribus liber unus. Basilii Magni […] de gentilium poetarum legendis libris liber unus. Isocratis Atheniensis […] paraenesis ad Demonicum […] libellus unus. L. Arretino et R. Agricola interpretibus, Vienne, Vietor et Singriener, 1511.
Petri Pauli Vergerii […] de moribus liber unus. Basilii Magni […] de gentilium poetarum legendis libris liber unus. Isocratis Atheniensis […] paraenesis ad Demonicum […] libellus unus. L. Arretino et R. Agricola interpretibus, Vienne, Vietor et Singriener, 1511.
55
M. Terentii Varronis in omni literarum genere principis III de agricultura libri. M. Catonis […] lib. I de rebus rusticis […], Bâle, Petri, 1521.
56
Tessaradecas consolatoria pro laborantibus et oneratis Martini Lutherii Augusti Wittenbergensis, [Bâle], [Petri], [1521?]; Adversus furiosum Parisiensium theologastrorum decretum, Philippi Melanchtonis pro Luthero apologia, [Bâle], [Petri], 1521.
57
Sur son activité d’éditeur, voir C. Riedweg, «Ein Philologe an Zwingli Seite. Zum 500. Geburtstag des Zürcher Humanisten Jacob Wiesendanger, gen. Ceporinus (1500-1525)», Museum Helveticum 57 (2000), p. 201-219, ici p. 212-213.
58
Compendium grammaticae Graecae Iacobi Ceporini, iam de integro ab ipso authore et castigatum et locupletatum. Hesiodi Georgicon ab eodem Ceporino brevi scholio adornatum […], Bâle, Curio, décembre 1522. La première édition avait été publiée en juin 1522 chez le même Curio. Le texte d’Hésiode apparaît aussi dans l’édition zurichoise (Froschauer) de 1526, puis dans quelques éditions ultérieures. La grammaire de Ceporin connut un vif succès et bénéficia de nombreuses éditions, en Suisse et à l’étranger. Voir C. Riedweg, «Ein Philologe an Zwingli Seite. Zum 500. Geburtstag des Zürcher Humanisten Jacob Wiesendanger, gen. Ceporinus (1500-1525)», Museum Helveticum 57 (2000), p. 213-217.
59
Dionysii orbis descriptio. Arati astronomicon. Procli sphaera. Cum scholiis Ceporini, Bâle, Bebel, 1523 (précédé d’une épître au lecteur).
60
Pindari Olympia, Pythia, Nemea, Isthmia, Bâle, Andreas Cratander, 1526. Ceporin avait donné un cours sur Pindare; à ce sujet et sur l’importance de Pindare pour les réformés zurichois, voir C. Riedweg, «Ein Philologe an Zwingli Seite. Zum 500. Geburtstag des Zürcher Humanisten Jacob Wiesendanger, gen. Ceporinus (1500-1525)», Museum Helveticum 57 (2000), p. 207 et 210.
61
Tēs Kainēs Diathēkēs hapanta. Novi Testamenti omnia, Bâle, Bebel, 1524.
62
In C. Iulii Caesaris […] commentaria de bello Gallico, Civili Pompeiano, Alexandrino, Africano et Hispaniensi, Annotationes Io. Rhellicani Tigurini […], Bâle, Curio, 1543. Sur ce commentaire, voir K. Bovier, «Pédagogie, patriotisme et philologie: Johannes Rhellicanus et ses Annotationes à César», à paraître dans les actes du colloque international «Princeps philologorum. L’autorité du philologue dans les éditions de textes anciens à la Renaissance», Université Grenoble-Alpes (2-3.12.2021).
63
Sur lui et sur ses œuvres, voir notamment J. Hon, «Pantaleon, (Hans) Heinrich», Frühe Neuzeit in Deutschland, 1520-1620. Literaturwissenschaftliches Verfasserlexikon 5 (2016), col. 9-10.
64
Catonis disticha moralia cum scholiis Eras. Roter […] a Heinrico Panthaleone recogniti cumque eiusdem scholiis illustrati, Bâle, Xylotectus, 1544.
65
Novum Testamentum Latino Germanicum […] Das gantz Neüw Testament: Latin unnd Teütsch, Bâle, Brylinger, 1556.
66
In Aristotelis universam Naturalem Philosophiam […] Omnia nuper e Graeca in Latinam linguam conversa, Bâle, Brylinger, 1562.
67
Historia belli sacri […] in qua Hierosolyma ac terra populo Dei […] per Occidentis principes Christianos […] recuperata fuit […], Bâle, Brylinger, 1564.
68
Ioannis Ravisii Textoris Nivernensis Epithetorum opus absolutissimum, Bâle, Brylinger, 1571.
69
Poetarum omnium seculorum longe principis Homeri omnia quae quidem extant opera, Graece, adiecta versione Latina ad verbum, Bâle, Brylinger et Stähelin, 1551.
70
C. Iulii Solini Polyhistor vel rerum toto orbe memorabilium thesaurus […] ex manuscriptis aliisque optimis codicibus emendatus et historiis similibus aut dissimilibus illustratus, cum indice rerum mirabilium atque memorabilium, Genève, Arnold, 1605.
71
P. Papinii Statii opera quae extant omnia ad fidem antiquissimorum per Galliam, Angliam et Italiam codicum, diligenter correcta et argumentis, quae commentarii loco esse possunt illustrata […], Strasbourg, Zetzner, 1609.
72
Q. Horatii Flacci opera omnia a Pet. Gualt. Chabotio […] explicata. Nunc vero a I. Iac. Grassero […] ex ipsius Chabotii lucubrationibus manuscriptis, tantopere aucta, emendata et illustrata […], Bâle, König, 1615.
Aethici Cosmographia; Antonii Augusti Itinerarium provinciarum; ex bibliotheca P. Pithoei, cum scholiis Iosiae Simleri […], Bâle, Guarin, 1575.
75
C. Iulii Caesaris Commentarii, post omnes omnium editiones accurata sedulitate et summa denuo vigilantia ex multorum tam veterum, quam neotericorum exemplarium collatione emendati et studiosissime recogniti a Ioanne Rosseto Aurimontano. Hisce, cum locorum, urbium et populorum nominibus et expositionibus, ac item rerum et verborum copiosissimo indice, accessit variarum lectionum libellus perquam utilis, eodem Rosseto collectore, Lausanne, Le Preux, 1571.
76
Q. Aurelii Symmachi […] epistolarum ad diversos libri decem. Iacobus Lectius iurisconsultus restituit, auxit notis [...], Genève, Vignon, 1587.
77
Poetae Graeci veteres carminis heroici scriptores, qui extant, omnes [...]. Apposita est e regione latina interpretatio. Notae item et variae lectiones margini adscriptae […], Genève, La Rovière, 1606.
78
Homeri Ilias. Postrema editio cui originem et exitum belli Troiani addidimus, Coluthi Helenae raptum et Tryphiodori Ilii excidium; Latine omnia ad verbum exposita et a F. Porto Cretensi innumeris in locis emendata, Genève, Vignon, 1580.
79
Francisci Porti Cretensis, commentarii in Pindari, Olympia, Pythia, Nemea, Isthmia, Genève, Sylvius, 1583.
80
Francisci Porti Cretensis […] In omnes Sophoclis tragoedias prolegomena, ut vulgo vocantur: in quibus ipsa poetae vita genusque dicendi declaratur, de tragoediae eiusque origine et de tragoediae atque comoediae discrimine paucis agitur, Sophoclis et Euripidis collatio brevis instituitur […], Morges, Le Preux, 1584.
81
Francisci Porti Cretensis Commentarii in varia Xenophontis opuscula […], Genève, Le Preux, 1586.
82
Synesii Cyrenaei, episocopi Ptolemaidis, Hymni vario lyricorum versuum genere. Gregorii Nazianzeni Odae aliquot utrisque, nunc primum inlucem proeuntibus, Latinam interpretationem Franciscus Portus adiunxit, Genève, Estienne, 1568.
83
Suidas, nunc primum integer Latinatate donatus et ex collatione multorum manuscriptorum codicum infinitis mendis purgatus pristinoque suo nitori redditus; in quo variorum auctorum loca intricata explicantur, obscura dilucidantur ac innumera desiderata restituuntur, opera et studio Aemilii Porti [...], Genève, Chouet, 1619.
84
Isaaci Hortiboni notae ad Diogenis Laërtii libros de vitis, dictis et decretis principum philosophorum, Morges, Le Preux, 1583 (Hortibonus est un pseudonyme employé par Casaubon); Diogenis Laertii De vitis, dogmatis et apophthegmatis clarorum philosophorum, libri X. Hesychii Milesii illustrii, de iisdem philosophis et de aliis scriptoribus liber. Pythagoreorum philosophorum fragmenta. Omnia Graece et Lat. ex editione II. Isaaci Casauboni notae ad libros Diogenis, multo auctiores et emendatiores, Genève, Estienne, 1593.
85
Operum Aristotelis Stagiritae philosophorum omnium longe principis, nova editio, Graece et Latine. Graecus contextus quam emendatissime praeter omnes omnium editiones est editus: adscriptis ad oram libri et interpretum veterum recentiorumque et aliorum doctorum virorum emendationibus: in quibus plurimae nunc primum in lucem prodeunt […], Lyon [= Genève], Laimarie, 1590.
86
Caii Suetonii Tranquilli De XII Caesaribus libri VIII. Isaacus Casaubonus recensuit et animadversionum libros adiecit […]. Additi sunt et Suetonii libelli De illustribus grammaticis et de claris rhetoribus, Genève, Chouet, 1595.
87
C. Plinii Caec. Sec. Epistolarum libri IX: eiusdem et Traiani imp. Epistolae amoebaeae. Eiusdem Pl. et Pacati, Mamertini, Nazarii, Panegyrici. Item, Claudiani Panegyrici, praeter multos locos in hac posteriori editione emendatos, adiunctae sunt Isaaci Casauboni notae in epistolas, Genève, Estienne, 1591.
88
L. Apuleii Daurensis philosophi platonici Apologia. Isaacus Casaubonus recensuit, Graeca supplevit, et castigationum libellum adiecit, Genève, Commelin, 1594.
89
Corpus iuris civilis in IIII. partes distinctum, quarum prima DN. sacratissimi Iustiniani Institutionum lib. IIII., Digestorum seu Pandectarum lib. L continentur, quae reliquis partibus includantur, aversa docebit pagina; his accesserunt commentarii, quibus inter caetera variae lectiones, leges similes, contrariae, abrogatae; verborum legumque difficilium interpretationes atque compendia, anni singulis Codicis legibus additi continentur; praeter Institutionum novam epitomem accessit et alia Novellarum Iustiniani, ad ordinem Edicti perpetui adcommodata […], Genève, Stoer, 1583.
Q. Sept. Florentis Tertulliani Ad nationes libri duo hactenus inediti. Nunc primum, post MCCCC annos, ad exemplar Agobardi Lugdunensis episcopi, publicati, notis etiam additis a Iacobo Gothofredo iurisconsulto, Genève, Chouet, 1625. Godefroy fit don du manuscrit à la Bibliothèque royale, devenue la Bibliothèque nationale de France, où il est aujourd’hui conservé sous la cote Latin 1622; il est consultable ici: https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc59577w (consulté le 13.05.2026).
92
Codex Theodosianus cum perpetuis commentariis Iacobi Gothofredi […], Lyon, Huguetan et Ravaud, 1665.
93
Voir supra.
94
Quo pacto ingenui adolescentes formandi sint praeceptiones pauculae, Bâle, Johannes Bebel, 1523.
95
Herr Ulrich Zwingli Leerbiechlein, wie man die Knaben christlich unterweysen und erziehen soll, mit kurtzer Anzayge aynes gantzen christlichen Lebens, [Augsbourg], [Ulhart], 1524.
Homeri vita, ex Plutarcho in Latinum translata per Io. Rhellicanum Tigurinum, una cum eiusdem Annotationibus marginalibus, ac Epistola nuncupatoria […] Item eiusdem Ioan. Rhellicani Stockornias, Bâle, Lasius et Platter, 1537.
Demosthenis […] Olynthiacae orationes tres analysi […] a Marco Beumlero Tigurino […] illustratae […] Accessit […] Latina interpretatio a D. Rodolpho Collino […], Francfort, Wechel, 1585.
100
Voir supra.
101
Voir supra.
102
Hannonis Carthaginensium ducis navigatio, qua maximam Libycae orae partem ultra Herculis Columnas lustravit: e Graeco sermone in Latinum, Conrado Gesnero interprete, nunc primum conversa. Adiecta sunt etiam scholia, Zurich, Gessner, 1559.
103
Zurich, Zentralbibliothek, ms C86 a.
104
Voir supra, la partie sur Gwalther.
105
E. Gagliardi, L. Forrer, Neuere Handschriften seit 1500 (ältere schweizergeschichtliche inbegriffen), Zurich, Zentralbibliothek Zürich, 1982, col. 369.
106
Dionysius Lybicus poetae de situ habitabilis orbis a Simone Lemnio poeta laureato nuper latinus factus, Venise, Bartholomeus Imperator et Franciscus gener, 1543.
107
Odysseae Homeri libri XXIIII nuper a Simone Lemnio […] heroico Latino carmine facti, Bâle, Oporin, 1549.
108
Comme il ne s’agit que de traductions allemandes, qui n’ont qu’un rapport indirect avec notre projet, nous renonçons ici à donner des indications bibliographiques plus détaillées.
109
Catonis disticha moralia, Germanice […] reddita […], Zurich, Froschauer, 1551.
110
Principia Latine loquendi scribendique, sive selecta quaedam ex Ciceronis epistolis, ad pueros in Latina lingua exercendos, adiecta interpretatione Germanica, Zurich, Froschauer, 1562. Il s’agit d’une adaptation de l’ouvrage du même titre (Fries a remplacé adiecta interpretatione Gallica par adiecta interpretatione Germanica) de Mathurin Cordier dont la première édition remonte à 1556 (Genève, Crespin).
111
Carmen Io. Sulpitii Verulani de moribus et civilitate puerorum, Zurich, Froschauer, [1562]. Sur ces trois textes, voir P. Bührer, «Johannes Fries (1505–1565). Pädagoge, Philologe, Musiker. Leben und Werk», Zürcher Taschenbuch auf das Jahr 2002, Zurich, 2001, p. 184-185.
112
Hoffnung der Glöubigen: von der Uferstentnus und Himmelfart unsers Herren Jesu Christi, ouch von unsers Fleisches Uferstäntnus, von dem ewigen Läben der Glöubigen und ewiger Verdamnuss der Unglöubigen […], Zurich, Froschauer, [1544].
113
Voir J. H. Hottinger, Schola Tigurinorum Carolina, Zurich, Heinrich Hamberger, 1664, p. 95; C. Bertheau, «Frisius, Johannes», Allgemeine Deutsche Biographie 8 (1878), p. 105-107, version online, https://www.deutsche-biographie.de/pnd120538520.html#adbcontent; P. Bührer, «Johannes Fries (1505–1565). Pädagoge, Philologe, Musiker. Leben und Werk», Zürcher Taschenbuch auf das Jahr 2002, Zurich, 2001, p. 198.
114
Plutarchi eines edlen unnd weysen Heyden Vermahnung an zwey Edle, jhme verwandte angehende Ehemenschen, schuldige Danckbarkeit unnd schwägerlichen Willen zuerscheynen auss dem Griech. verteütschet, Zurich, Gessner, 1607.
115
Histoire romaine de Tite Live Padouan, assavoir les trente-cinq livres restans de tout l’œuvre continué dès la fondation de Rome jusques au temps d’Auguste, nouvellement traduits de latin en françois par Antoine de La Faye, avec une table très-ample des matières notables qui y sont contenues, Genève, Stoer, 1582.
116
Les œuvres de Flave Joseph, fils de Matthias, à savoir, vingt livres de l’Ancienne histoire judaïque, sept livres de la Guerre des Juifs, deux livres contre Apion de l’Ancienneté des Juifs, un livre touchant les Machabées, la Vie de Joseph descrite par lui-mesme, le tout traduit nouvellement de grec en françois, par Antoine de la Faye, avec indices nécessaires, Genève, Stoer, 1597.
117
Les œuvres morales et meslées de Senecque traduites de latin en françois par Simon Goulart Senlisien. Premier volume. À chascun des traittez, outre les prefaces generales, sont adjoustez amples sommaires et annotations continuelles. Item la Vie de Senecque à la fin du troisiesme volume. Indice des autheurs, apophthegmes, similitudes, paradoxes, histoires et discours mémorables contenus en Senecque, et ès fragmens des stoïques, Genève, Arnaud, 1606. Il s’agit de la quatrième édition; les précédentes ont paru à Paris à la fin du XVIe siècle.
118
Les œuvres de Xenophon docte philosophe et valeureux capitaine athenien, Cologny, Aubert, 1613. Cet ouvrage contient également des traductions de Claude de Seyssel. L’ouvrage fut réimprimé à Yverdon en 1619. L’imprimeur-libraire Pyramus de Candolle, parfois identifié à tort comme l’auteur des traductions, en est en réalité seulement l’éditeur, comme l’indique l’extrait du privilège du roi.